top of page
Rechercher

Les écrans : faux coupables de notre mauvais sommeil ?

  • Photo du rédacteur: MARTINEZ Lauriane
    MARTINEZ Lauriane
  • 21 janv.
  • 4 min de lecture

Depuis quelques années, les écrans sont devenus les grands accusés de nos mauvaises nuits.

Dès que le sommeil se dérègle, on les montre du doigt, on les supprime, on se promet de “tout couper le soir”.

Mais dans la vraie vie, les choses sont rarement aussi simples.


Certaines personnes regardent une série le soir… et dorment très bien.

D’autres coupent tous les écrans, se couchent “comme il faut”… et restent éveillées pendant des heures.

Alors une question s’impose :et si le problème n’était pas l’écran en lui-même ?



🌙 Lumière bleue : un impact réel, mais souvent surestimé

D’un point de vue physiologique, c’est vrai : la lumière bleue inhibe la sécrétion de mélatonine, l’hormone qui prépare le corps au sommeil. Et les écrans en émettent tout comme le soleil en journée d’ailleurs.


Mais cette réalité mérite d’être nuancée.

L’impact de la lumière dépend de plusieurs facteurs :

  • son intensité,

  • le moment de l’exposition,

  • et la durée pendant laquelle on y est exposé.


L’intensité de la lumière bleue d’un écran n’a rien à voir avec celle du soleil en pleine journée. Et surtout, elle n’agit pas de la même façon si elle est reçue brièvement en début de soirée ou tardivement, juste avant de se coucher.

Donc, oui, la lumière bleue peut jouer un rôle, surtout en fin de journée.

Mais elle explique rarement, à elle seule, une insomnie persistante.


📱 Ce n’est pas l’écran le problème, mais ce qu’on en fait

Parler “des écrans” comme d’un bloc homogène est déjà un raccourci.

Entre une télévision regardée à distance, un téléphone collé au visage ou une tablette dans le lit, l’exposition n’est pas la même. Mais au-delà de la distance et de l’intensité lumineuse, la vraie différence se joue surtout dans le contenu et l’usage.


Regarder un film posé sur son canapé n’a rien à voir avec le fait de scroller à l’infini sur les réseaux sociaux dans son lit:

  • Dans un cas, l’attention est relativement stable, le rythme est lent, l’histoire suit un fil.

  • Dans l’autre, le cerveau est soumis à une succession rapide de stimulations: comparaison sociale, informations anxiogènes, interactions, notifications, imprévisibilité… et surtout système de récompense immédiate (via la dopamine) qui maintient l’éveil.

C’est pour cette raison qu’une activité comme jouer à Candy Crush, lire un article léger ou regarder une série déjà vue pose souvent beaucoup moins de problèmes qu’un défilement sans fin de contenus.

Ce n’est donc pas l’écran qui pose problème en soi, mais ce que le cerveau est en train de traiter à travers lui.


🧠 Le vrai problème : l’activation cognitive et émotionnelle

Pour s’endormir, le cerveau a besoin d’une chose essentielle : une baisse progressive de l’éveil.

Or certains contenus font exactement l’inverse. Ils :

  • activent la réflexion,

  • déclenchent des émotions fortes,

  • entretiennent l’hypervigilance,

  • nourrissent l’anxiété ou la comparaison.

D’un point de vue neurobiologique, Ces contenus maintiennent le cerveau dans un état d'activation : attention, analyse, traitement émotionnel... alors qu'il devrait au contraire commencer à ralentir.

Même une fois l’écran éteint, le travail ne s’arrête pas pour autant.

Ce que le cerveau reçoit le soir, il cherche à le traiter, à l’organiser, à lui donner du sens… et il le fait souvent la nuit.


 Et si les écrans servaient surtout à fuir le silence ?

Le soir est souvent le moment où la pression de la journée retombe. Les sollicitations diminuent, le rythme ralentit, et avec lui remontent parfois les pensées, les émotions, la fatigue mentale accumulée dans la journée.

Les écrans peuvent alors devenir une stratégie d’évitement pour ne pas avoir à penser, à ressentir, ou à faire face au vide.


Mais en occupant chaque espace libre, on ne laisse plus au cerveau la possibilité de décharger ce qui a besoin de l’être. Et ce qu’il n’a pas pu traiter en journée, il se chargera naturellement de le faire la nuit et c’est l’un des mécanismes les plus fréquents derrière les difficultés d’endormissement et les réveils nocturnes avec un mental envahissant.


Diaboliser les écrans ne sert donc à rien. Ils ne sont ni bons ni mauvais en soi.

La vraie question à se poser est ailleurs :

  • pourquoi et comment est-ce que je les utilise le soir ?

  • qu’est-ce que cela m’apporte ?

  • qu’est-ce que cela m’évite ?

  • et quel impact cela a réellement sur mon sommeil ?


Le sommeil a besoin d’une transition. Et parfois, regarder une série peut aussi faire partie d’une transition apaisante — tout dépend du contexte et du moment

Ce n’est pas l’écran qui empêche de dormir, mais souvent le rapport que nous entretenons avec l’éveil, le contenu que nous consommons et nos propres pensées.


🤍 Si vous vous sentez perdu face à vos difficultés de sommeil, si vous ne savez plus ce qui relève des écrans, de votre rythme ou de vos pensées, je suis là pour vous accompagner. Ensemble, nous pouvons clarifier ce qui se joue vraiment et retrouver un sommeil qui vous corresponde.

 
 
©2024LaurianeMartinez - Site crée sur Wix
bottom of page