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Et si votre problème n’était pas votre sommeil… mais votre rapport au sommeil ? 🌙

  • Photo du rédacteur: MARTINEZ Lauriane
    MARTINEZ Lauriane
  • 20 nov. 2025
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 1 déc. 2025

insomnie

On parle souvent d’“insomnie”, de “mauvais sommeil”, de “nuits catastrophiques”… mais rarement de ce qui, en réalité, perturbe le plus le sommeil : le rapport que nous entretenons avec lui.

Pour beaucoup de personnes, le sommeil n’est plus une fonction naturelle du corps, mais un objectif à atteindre, un enjeu, un combat. Et dès qu’on commence à “vouloir dormir”, à “essayer de bien dormir”, la pression augmente… et le sommeil s’éloigne.


Dans cet article, je vous propose d’explorer un angle souvent oublié :

Le problème n’est pas votre sommeil. Le problème, c’est ce que vous croyez sur votre sommeil.


🧠 Quand le sommeil devient une performance… il se dérègle

Dormir est une fonction biologique automatique.

Nous n’avons pas besoin d’y penser, ni de “faire quelque chose” pour y arriver.

Pourtant quand les difficultés s’installent, on commence à analyser chaque nuit, à surveiller l’heure, à calculer mentalement le nombre d’heures de sommeil qu’il nous reste…

On se répète “je dois absolument dormir, on se compare à “avant” ou aux autres qui semblent dormir sans effort et on anticipe les conséquences du manque de sommeil dès le réveil.

Vous reconnaissez ce schéma ? C'est exactement à ce moment-là que le système d'alerte du cerveau s'active. La pression augmente, le sommeil devient plus difficile, et le cercle vicieux se met en place. Ce n'est pas votre sommeil qui est cassé. C'est votre rapport au sommeil qui crée de la tension.


💭 Ce que vos croyances font à vos nuits

Il existe un certain nombre d'idées très répandues sur le sommeil qui, paradoxalement, créent plus d'anxiété que de solutions. Ces croyances sont tellement ancrées dans notre culture qu'on ne les remet même plus en question.

Pourtant, chacune d'entre elles génère une tension, une hypervigilance, une anticipation… et c'est précisément cela qui dérègle le sommeil.


Pensez par exemple à l'idée qu'il faudrait absolument huit heures de sommeil pour être en forme, ou que les heures avant minuit compteraient double. Ou encore cette conviction que se réveiller la nuit signifie forcément qu'on dort mal.

Ces idées reçues méritent d'être déconstruites une par une, et je leur consacrerai un article complet prochainement. Mais retenez déjà ceci : la plupart de vos inquiétudes autour du sommeil reposent sur des fausses croyances qui alimentent l'insomnie plus qu'elles ne l'expliquent.


🌙 Le corps sait dormir. Ce sont nos pensées qui s'en mêlent.

Le sommeil est géré par :

  • la pression de sommeil (créé par l’accumulation d’adénosine au fil de la journée)

  • le rythme circadien (régulé par la lumière, nos hormones, nos repas…)

  • la sécurité intérieure

  • la baisse progressive de l’éveil

Aucun de ces processus ne dépend de votre volonté consciente.


Le travail n’est donc pas de “forcer le sommeil”, mais de diminuer la pression psychologique en reconstruisant un rapport sain au lit et à la nuit, en réajustant les comportements qui créent de la confusion et en réduisant l’hypervigilance qui vous maintient en alerte.

Et surtout, apprendre à comprendre ce que votre sommeil essaie de vous dire : un besoin de ralentir, un rythme à réajuster, un stress à identifier…


🌱 Comment se réconcilier avec votre sommeil ?

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des pistes concrètes pour retrouver un rapport apaisé au sommeil.


✔️ 1. Arrêter de “tenter de dormir”

Votre job n'est pas de contrôler le résultat, mais de créer les bonnes conditions. C'est une nuance essentielle. Vous ne pouvez pas décider de dormir, mais vous pouvez décider de ce que vous faites avant, pendant, et autour du sommeil.


✔️ 2. Revenir au fonctionnement biologique du sommeil

Comprendre comment ça marche vraiment fait immédiatement baisser la pression mentale. Vous réalisez que le sommeil n'est pas un mystère imprévisible, mais un processus logique qui répond à certaines règles.


✔️ 3. Réduire le temps passé au lit éveillé

Le cerveau apprend par association : si vous passez des heures au lit à ruminer, anxieux, le lit devient inconsciemment associé à l'éveil et à l'anxiété. À l'inverse, si le lit est réservé presque exclusivement au sommeil, votre cerveau comprend le signal et facilite l'endormissement.


✔️ 4. Ajuster son rythme plutôt que de l’imposer

Le corps parle : il envoie des signaux de fatigue, de réveil, de besoin de repos. On apprend à l'écouter au lieu de le forcer à rentrer dans un cadre rigide qui ne lui convient pas toujours.


✔️ 5. Normaliser les variations de sommeil

Bonne nuit, nuit moyenne, nuit courte… le sommeil n'est pas une ligne droite. Accepter cette réalité retire une énorme charge mentale et permet au sommeil de retrouver sa fluidité naturelle.


✔️ 6. S’offrir un vrai temps pour réfléchir en journée

Votre cerveau a besoin de traiter ce qui vous préoccupe. S'il n'en a pas l'occasion pendant que vous êtes éveillé, il le fera naturellement la nuit, au pire moment. Lui créer un espace en journée pour déposer vos pensées et vos soucis permet de désamorcer une bonne partie de l'agitation nocturne.

Vous n’êtes pas “mauvais dormeur” : vous êtes un dormeur stressé

Vous avez peut-être l'impression d'avoir tout essayé, d'être condamné à mal dormir, d'être différent des autres. Mais la vérité, c'est que la plupart des difficultés de sommeil ne viennent pas d'un dysfonctionnement irréversible.

Elles viennent d'un cercle vicieux entre vos pensées, vos comportements et votre sommeil. Et ce cercle, on peut le dénouer. Avec de la connaissance, un vrai accompagnement, et une reconstruction progressive du rapport au sommeil, les choses changent.


Envie d’apprendre à apaiser votre rapport au sommeil ?

Je vous accompagne pour retrouver un sommeil naturel, sans lutte ni pression. 🤍


 
 
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